Jardin d’entreprise, corporate garden ou bureau fertile : mode ou tendance ?

Quand l’entreprise se met au « vert »

Mis en ligne le : 16 juin 2014

Parfois méconnus en France, les Jardins d’entreprise commencent pourtant à fleurir dans l’hexagone. Venus d’Outre-Atlantique, le concept de "Corporate Gardens", consacre le jardin collaboratif au cœur de l’entreprise. De plus en plus, les salariés veulent travailler dans un environnement connecté à la nature.

jardinage collaboratif
Corporate Garden : Harvard Pilgrim dans le Massachusetts

Les plantes sont depuis longtemps connues pour améliorer le cadre de vie des salariés. Elles améliorent la qualité de l’air intérieur des bureaux qui est 10 à 100 fois plus pollué que l’air extérieur. Les sources de pollution y sont multiples : des imprimantes et photocopieuses qui émettent des gaz toxiques et volatiles aux peintures avec solvants ou désodorisants, composés de parfums de synthèse tout aussi nocifs.

Nous passons 80 à 90% de notre temps à l’intérieur de bâtiments et l’air que nous respirons provient à 80% d’espace clos. Il contient toutes sortes de polluants volatiles (monoxyde de carbone, benzène, formaldéhyde,…) pouvant avoir des effets nocifs sur la santé. Cela se traduit par des toux, des migraines, des irritations,…

Des salariés malades engendrent des arrêts maladie, coûteux pour l’entreprise. Les dépenses d’indemnisation des arrêts maladie ont flambé de 47% en dix ans, passant de 4,3 milliards d’euros en 2000 à 6,3 milliards en 2011*

Se connecter avec la nature pour réduire le stress

bureau fertile jardins de gally
© Le "Bureau Fertile" Les Jardins de Gally

Une étude américaine de 2011 menée par l’université de l’Oregon (The economics of biophilia) montre que le taux d’absentéisme diminuait de 10 % lorsque les salariés travaillaient dans un environnement connecté à la nature.

L’environnement urbain rendrait la concentration plus difficile, ce qui engendrerait fatigue et stress alors qu’un environnement naturel permettrait au cerveau de restaurer l’attention et diminuer l’anxiété.

« Le jardin d’entreprise a longtemps été très limité, quelques plantes exotiques dans un bac tout au plus, sans vraiment de sens. Aujourd’hui, il doit être à la fois esthétique et utile, un espace à vivre autant qu’une réponse aux enjeux environnementaux », explique à l’AFP Pierre Darmet, responsable marketing et innovation aux Jardins de Gally.

Une étude américaine de 2011 menée par l’université de l’Oregon (The economics of biophilia) montre que le taux d’absentéisme diminuait de 10 % lorsque les salariés travaillaient dans un environnement connecté à la nature

Les Jardins de Gally proposent à leurs clients  » le bureau fertile », un bureau‐jardin, sans frontière entre intérieur et extérieur, qui  est conçu comme un lieu professionnel et non comme un simple jardin destiné à agrémenter des bureaux.

Pour Pierre Darnet « se doter d’un bureau fertile n’est pas une utopie ou un élément de communication de l’employeur, mais un investissement en faveur de la productivité des salariés. »

bureau fertile jardins de gally 2
© Le "Bureau Fertile" Les Jardins de Gally

Timberland, PespiCo et Google, aux Etats-Unis, ont tous leur « corporate garden » sur le toit de leur bâtiment. En France, le concept séduit et 20% des espaces verts péri-urbains seraient des jardins d’entreprise, selon Xavier Laureau, fondateur de « Jardins, Jardin », l’événement jardin et design d’extérieur.

De plus en plus d’entreprises choisissent d’occuper le toit ou une partie de leurs espaces verts, et innovent en aménageant des petits potagers qui constituent une activité ludique pour leurs collaborateurs pendant la pause méridienne.

« L’objectif, avec ces plantations, est de cultiver des variétés oubliées, de produire des légumes qui ont du goût et donner l’occasion à des employés de se détendre à leurs moments de pose », souligne Cédric Jules, cofondateur de la société Macadam Gardens

Le conseil de Jaicost

Fotolia_63366243_XS #63366243 -
© Fotolia

Aménager des espaces verts et à plus forte raison, s’occuper d’un potager nécessite d’être encadrer par des spécialistes. Il faut, outre le respect du calendrier avec les grands rendez-vous du jardin, s’assurer de la formation des collaborateurs en tenant compte du turn over naturel d’une entreprise.

Ce type de projet collaboratif nécessite l’intervention de spécialistes et un cahier des charges précis.

« Vous pouvez par exemple intégrer à votre cahier des charges, votre volonté de favoriser le recyclage des déchets organiques de votre entreprise (restes alimentaires de votre restaurant d’entreprise, marc de café des cafeterias, etc…) »

 

Contactez-nous si vous souhaitez être accompagnés pour votre appel d’offres et la rédaction de votre cahier des charges « Espaces verts et jardin d’entreprise »

Pour compléter votre information, vous pouvez également lire :

bureau tour vivante Rennes copyright SOA
La Tour vivante - Rennes : 11 000 m² de logements et 8 600 m² de bureaux - capacités de production : 63 tonnes de tomates, 9 tonnes de fraises et 40 000 pieds de salade par an, etc… autonome en énergie (alimentée par 2 éoliennes et 4 500 m² de cellules photovoltaïques © Soa architectes

 

Bibliothèque