Circuler sur son lieu de travail

Comment diminuer les accidents liés aux déplacements dans l’entreprise ?

Mis en ligne le : 13 décembre 2013

La circulation à l’intérieur de l’entreprise est généralement considérée comme difficilement maîtrisable en raison du caractère aléatoire des circulations. Elle s’organise souvent spontanément. et constitue un risque réel qu’il faut évaluer afin de prendre les mesures de prévention nécessaires.

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Fotolia © Christian Müller

Chaque année les déplacements sur les lieux de travail provoquent un nombre important d’accidents nécessitant un arrêt de travail. …. Les accidents de déplacement sont plus fréquents dans les situations à non risque, comme le tertiaire, que dans les milieux à risque, comme la manutention. L’explication réside dans le niveau de vigilance et la prise en compte des risques.

Dans le secteur du tertiaire, où il n’y a pas de Production, la circulation en entreprise peut être définie comme l’ensemble des déplacements, à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments, des personnes et des produits.

Cela recouvre :

  • Les entrées et les sorties
  • Les entrées, sorties et déplacements du personnel
  • L’entrée dans l’établissement des produits nécessaires au fonctionnement de l’entreprise (administration, entretien, vestiaires, infirmerie, restauration, …),
  • La sortie des déchets, des sous-produits, etc.

Les risques d’accidents

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Porter des talons hauts augmente le risque d'accidents

L ‘accident du travail est défini par l’article L. 411-1 du code de la sécurité sociale de la façon suivante :

«Est considéré comme accident du travail, quelle qu’en soit la cause, l’accident survenu par le fait ou à l’occasion du travail à toute personne salariée ou travaillant, à quelque titre ou en quelque lieu que ce soit, pour un ou plusieurs employeurs ou chefs d’entreprise. ».

Le code du travail souligne :

– D’une part « l’obligation de résultat » : l’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Il doit mettre en place des mesures de prévention des risques professionnels, des actions d’information et de formation, ainsi qu’une organisation et des moyens adaptés.

– D’autre part « les 9 principes généraux de la prévention » : l’employeur se doit d’éviter les risques ou au moins d’évaluer ceux qui ne peuvent être évités. Il doit combattre ces risque à la source, adapter le travail et les instructions au travailleur, tenir compte de l’évolution de la technique, remplacer ce qui est dangereux par ce qui l’est pas ou moins dangereux, planifier la prévention, et prendre des mesures de protection collective  (prioritairement aux mesures de protection individuelle).

En dehors du risque qu’ils génèrent, ces accidents peuvent avoir des répercussions économiques d’autant plus importantes pour l’entreprise qu’elles n’ont pas été anticipées.

En effet, les entreprises participent au financement du régime de réparation des accidents du travail par le biais de cotisations.

Pour anticiper : Le plan de circulation et l’évaluation des risques

Un des moyens pour une entreprise de maîtriser sa circulation est d’identifier les différents paramètres techniques, architecturaux, fonctionnels et organisationnels qui la déterminent.

La méthode d’analyse de la circulation se déroule en cinq étapes :

 

1. Etablir un plan de l’entreprise.

2. Recenser les flux de circulation.

3. Déterminer sur un plan les itinéraires.

4. Déterminer les périodes de circulation et les représenter un plan.

5. Identifier les zones de circulation à croisements multiples.

 

Analyser l’accidentologie 

L’employeur est tenu d’évaluer les risques professionnels. L’analyse des incidents et accidents liés aux problèmes de circulation (mais également les risques potentiels) doivent être retranscrits dans le document unique.

Cette identification des zones potentielles ou réelles à risque permet d’adapter le plan de circulation en fonction à la fois des nécessités de fonctionnement de l’entreprise et de ces zones « névralgiques ».

Quelques bonnes pratiques

 

  • Eviter les surfaces glissantes et les encombrements sur les lieux de circulations
  • Prévoir un bon éclairage dans tous les milieux d’évolution
  • Communiquer sur l’importance d’utiliser des chaussures adaptées à l’activité, surtout pour les femmes qui, avec les chaussures à talons, représentent un risque plus élevé.
  • Travailler avec un professionnel de l’aménagement de l’espace