De l’eau et de l’alcool pour obtenir de l’énergie

Production d'énergie : Pile à combustible

Mis en ligne le : 19 octobre 2013

Une équipe de recherche de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (ETHZ), en Suisse, a créé une molécule qui permettrait la production d'énergie à partir d'eau et d'alcool.

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« Un catalyseur qui permet la production de dihydrogène dans des conditions plus accessibles qu’avec les catalyseurs classiques. »

Les piles à combustible nécessitent de l’hydrogène (sous forme de dihydrogène) pour fonctionner, mais pour obtenir ce composant, des méthodes très coûteuses et aux rendements très bas étaient appliquées. En effet, il fallait créer des conditions physiques extrêmes : hautes températures et hautes pressions pour obtenir le combustible.

Le laboratoire d’une école polytechnique en Suisse a mis au point une molécule qui permet la production d’énergie à partir d’eau et d’alcool. Cette molécule est un complexe de ruthénium.

La réaction entre le complexe de ruthénium, l’eau et l’éthanol permet la fabrication de dihydrogène mais aussi de CO2. On peut donc imaginer inverser la réaction pour obtenir du méthanol à partir de CO2 et d’hydrogène, méthanol qui serait utilisé comme carburant.

De plus, ce matériau peut fonctionner à température et pression ambiante et permet ainsi de diminuer le coût énergétique.

 

Les défauts de ce catalyseur :

  •  Le ruthénium est toxique sous certaines formes
  •   Il attaque la peau humaine, suspecté d’être cancérigène
  •   Production mondiale de 12 tonnes uniquement (sous-produit de l’extraction de métaux précieux)

Un laboratoire espagnol a, quant à lui,   mit au point un autre catalyseur à base de dioxyde de titane recouvert de nano particules d’or qui permet de doubler le rendement par rapport aux catalyseurs classiques. De plus, l’or utilisé est bien meilleur marché que les métaux nobles actuellement utilisés (platine, ruthénium, rhodium).

Celui-ci fonctionne en présence d’éthanol et de lumière solaire (à température et pression ambiante) et permet d’obtenir 5 litres de dihydrogène par kg de catalyseur et par minute.

 

Les défauts de ce catalyseur :

  •  Classé cancérigène par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC)
  • Il est source d’irritation oculaire et des voies respiratoires
  •  Effets néfastes probables sur l’environnement

Notre Avis

On notera surtout la découverte du laboratoire espagnole pour sa réduction des coûts.

C’est une alternative intéressante aux combustibles fossiles mais dont les coûts de production et les risques à l’utilisation sont encore à analyser.