L’appellation « restaurant » est-elle souhaitable ?

Vers plus de transparence dans la composition des plats

Mis en ligne le : 12 décembre 2013

A l’instar de l’appellation boulangerie réservée aux seuls vrais boulangers, le syndicat de la restauration Synhorcat souhaite que l’appellation « restaurant » ne soit attribuée qu’ aux restaurants ayant un Chef qui cuisine réellement sur place. Une position controversée ….

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La position du syndicat semble donc être le reflet d’un souhait des consommateurs. Pourtant six autres syndicats de la branche se positionnent par une « opposition massive » à la création d’une appellation « restaurant » restrictive faisant valoir que « la vraie richesse de la restauration française » est sa « diversité ». L’Umih, le syndicat majoritaire préférerait la création d’un statut d’artisan-restaurateur jugé moins restrictif.

A quoi le consommateur peut-il se fier ?

Depuis peu, l’affichage sur les cartes des restaurants des conditions d’élaboration des plats est obligatoire. ( amendement adopté par l’Assemblée nationale en octobre 2011 )

Il existe également des labels comme le méconnu « Maîtres restaurateurs » créé en 2007 par l’Etat et qui récompense les établissements dont les plats préparés sur place contiennent 80% de produits frais

Une quinzaine de chefs, menés par Alain Ducasse, ont créé cette année l’appellation « restaurants de qualité ». Cette initiative privée récompense les établissements approuvés par le Collège culinaire et qui doivent obtenir au minimum 75% de satisfaction des clients.

Quelle que soit la démarche, elles vont toutes dans le même sens :  celui d’une quête de transparence.

Cuisiné sur place ou non, produits frais ou non, issus de l’agriculture biologique ou non, le consommateur veut être informé et consommer en connaissance de cause.