Imprimantes 3D : quelles applications pour le BTP ?

Une révolution pour l’économie du bâtiment

Mis en ligne le : 22 novembre 2013

Grâce à la plus grande imprimante 3D au monde, il est possible créer des cloisons en béton ou polycarbonate d’une finition et d’une personnalisation inégalables et ceci en un temps record. Les imprimantes 3D vont-elles révolutionner l’économie du Bâtiment ? Quelles sont les réelles applications pour le BTP ?

Le carreau de plâtre du futur

imprimante 3D cloison

Parmi les projets, on peut noter celui d’un architecte-designers français, François Brument, qui a fabriqué une pièce de 4 m de longueur, de 2 m de largeur et de 1 m de hauteur. Il a conçu les cloisons sur ordinateur et les a divisées en une cinquantaine de briques (creuses pour laisser passer les fluides) différentes. Le tout étant imprimé sur  l’imprimante 3D projet CPX3000 permet la réalisation de votre décoration intérieure avec un très haut niveau de précision.

Cette cloison intègre une bibliothèque, supporte des étagères, devient douche grâce à son bac et enfin dressing. La cloison a un mouvement courbe et contient des petits motifs triangulaires qui renvoient la lumière. Une esthétique rendue possible par l’impression 3D.

Le designer estime avoir mis au point « le carreau de plâtre du futur » car celui-ci est totalement personnalisable : on peut ajuster l’épaisseur des briques, leur forme, intégrer des motifs etc. Tous les paramètres sont adaptables aux besoins de l’habitant.

Difficile de chiffrer ce type de cloison qui reste, pour l’instant,  forcément plus élevée qu’une cloison ordinaire,. Il faut toutefois noter que les gains de temps sont importants car il suffit d’une journée pour produire cette cloison avec l’imprimante 3D …sans avoir recours aux corps de métiers habituellement nécessaires pour une telle réalisation.

 

Landscape House : Une maison imprimée

Landscape House : Une maison imprimée
Landscape House : Une maison imprimée

Alors que jusqu’à présent, l’impression 3D en architecture était cantonnée à la production de maquettes et de modèles réduits, il est désormais envisageable d’imprimer en 3D des maisons

Le Landscape House est un de l’architecte Janjaap Ruijssenaars, du studio néerlandais Universe Architecture, qui prévoit de fabriquer le premier bâtiment au monde construit avec une imprimante 3D géante

 

Contour Crafting, qui annonce pouvoir imprimer en 3D des habitations d’une superficie de 200 m2 en une vingtaine d’heures, avec ajout ultérieur des portes et fenêtres.

La D-Shape, créée par  l’italien Enrico Dini,  serait la seule machine capable d’imprimer un bâtiment de deux étages à partir de fines couches de sables et d’un liant minéral.

Les recherches se multiplient dans le domaine de l’impression de matériaux sur de grandes surfaces, avec notamment la société Contour Crafting, qui annonce pouvoir imprimer en 3D des habitations d’une superficie de 200 m2 en une vingtaine d’heures, avec ajout ultérieur des portes et fenêtres.

 

Contour Crafting, q
Crédit Contour Crafting

Comme une imprimante 3D classique, D-Shape appose couche par couche de la matière, en l’occurrence un sable développé par l’entreprise qui a l’aspect et le toucher du marbre lorsqu’il est solide.

Lors de l’application de couches, du sable supplémentaire enrobe les couches pour permettre leur solidification, celle-ci prend 24 heures, il n’est pas nécessaire d’attendre la solidification d’une couche pour en apposer une autre. Le sable qui enrobait les couches peut être réutilisé pour de futures réalisations.

Le matériau a d’excellentes propriétés physique : traction, compression et torsion. Il n’y a pas besoin d’utiliser de l’acier pour renforcer la structure du bâtiment et il est 100% écologique car obtenu à partir de n’importe quel sable.

Les avantages d’une telle technologie sont importants :

Il suffit de deux ouvriers pour installer l’imprimante, c’est la seule intervention humaine nécessaire jusqu’à la fin des travaux. Il y a donc quasiment plus de risques d’accidents mais aussi une réduction des coûts de main d’œuvre.

Une avancée du chantier quatre fois plus rapide qu’avec les techniques traditionnelles, la capacité de production annuelle d’une imprimante D-Shape est de 2500m² (12 immeubles de deux étages)

Aucune limite de style architectural, n’ayant pas besoin de moules la D-Shape permet d’exprimer ses envies de design. De plus, quel que soit le design du bâtiment, le coût dépend uniquement de la quantité de temps et de matière nécessaires.

Le coût total d’un bâtiment est estimé de 30% à 50% moins élevé qu’avec les méthodes de construction habituelles.

Utilisable pour tout type de projet qui peut tenir dans un cube de 6x6x6 mètres : que ce soit des bancs, des maisons, des bureaux, des maquettes, des décors de cinéma ou même des parties de monuments à restaurer.

 

 

Et demain ?

L’arrivée de l’impression 3D sera ou non une révolution pour le secteur du BTP. Ce qui est probable c’est qu’elle va modifier les méthodes de travail des acteurs du secteur du BTP.

 

En savoir plus :

 

Nos futurs repas seront-ils conçus sur des imprimantes 3D ?